Les femmes et le rapport au corps…

Les femmes et le rapport au corps…

Depuis les années 70, l’émancipation des femmes s’est doublée du phénomène du culte de la beauté féminine.
On peut percevoir tous les jours des corps des femmes exhibés et placardés sur tous les murs de la ville, les crèmes minceurs qui prennent toute la place dans les vitrines et les magasines qui véhiculent tous le même message : être belle pour soi et pour les autres.

On peut ajouter que le rapport de manière générale des françaises à leur corps et à leur poids est loin d’être simple.

Selon l’étude de l’Ocha sur les femmes françaises et leur rapport au corps et au poids, 61,4% des françaises ont un poids normal au regard des normes médicales et 14% seulement se sentent vraiment complice avec leur corps.

De plus, les françaises sont plus de 6 sur 10 à avoir un poids considéré comme normal au regard des normes médicale.

Or parmi ces femmes de poids normal, on en trouve que une sur deux à se déclarer satisfaite de son poids et seulement 1 sur 5 à penser que son poids est le bon poids pour la santé.

Le rapport au corps des françaises rencontrent à la fois une quête dans le culte de la beauté de la perfection, du bien être et de cet idéal auquel il faut ressembler afin d’être reconnue aux yeux de la société.

Faut-il pour cela dépasser les limites et aller jusqu’à ressembler à un idéal prôné par la société ?
Nous allons voir à l’aide de l’étude de l’Ocha, comment les françaises s’identifient aux normes sociales, la place des régimes et l’influence qu’ils ont sur les femmes et en dernière partie nous expliquerons de manière générale le rapport au corps chez les femmes françaises.

Si l’offre est grande, c’est bien parce que la demande l’est aussi. On peut même dire que c’est un phénomène de société quasi culturel qui touche essentiellement les femmes et dans des proportions souvent démesurés.

Aujourd’hui la dictature de l’apparence nous écrase et provoque des comportements déraisonnables.
Les kilos superflus nous font toutes perdre la raison. Deux tiers des femmes déclarent suivre un régime dans l’année. La majorité d’entre elles se mettent à la diète de manière ponctuelle.

Les plus sensibles au phénomène sont les jeunes femmes, voire les jeunes filles pour qui tout est envisageable même la médicamentation ou la chirurgie esthétique.
On peut donc dire que les femmes souffrant toute ou presque toutes d’une image qui ne nous satisfait pas.

C’est un constat triste qui dévoile une pression extérieur très forte.
En effet, même lorsque le poids est équilibré9 femmes sur 10 sont insatisfaites de leur silhouette. On peut ajouter qu’il y a presque autant de décalage chez les femmes de poids dit normal que chez les autres.

En effet 61,4% des femmes déclarent avoir un poids normal. Pourtant ces femmes ne sont que 24% à déclarer avoir un poids correspondant à 1 kilo prés à celui qu’elles souhaiteraient peser et 21% à penser que leur poids réel correspond au poids bon pour leur santé.

On peut donc dire que ces femmes sont en décalage avec l’idée qu’elles se font de leur corps et cela entraine des problèmes dans leur bien être.

Maintenant que nous avons expliqué le rapport au corps chez les femmes françaises nous allons voir le poids des normes sociales dans le rapport au corps des femmes.

Les médias nous bombardent constamment d’image du corps féminins. Celui-ci sert à vendre n’importe quoi : des voitures, des films, des vêtements…Dans cette abondance d’images, on remarque peu de diversité.

Les visages et les corps sont jeunes, très mince, la peau est généralement blanche et sans défaut. Les images des magasines féminins et de la publicité nous présentent des femmes parfaite et loin de la réalité.

L’obsession des médias pour la minceur et la jeunesse aurait pour beaucoup des racines économiques.

En présentant un idéal difficile à atteindre on assure la croissance et la rentabilité de l’industrie des produits amincissants et des cures de jouvence.

Les femmes inquiète de leur apparence sont plus susceptible d’acheter des produits amincissants et d’ailleurs ce n’est pas par hasard si la jeunesse s’impose de plus en plus comme critère de beauté aux cotés de la minceur.

Une foule de produits nous sont proposé afin de ressembler aux mieux au modèle idéal. Les signes des vieillissements sont perçus comme une calamité que l’on doit absolument corriger.

Le flot de message sur la minceur, les régimes et la beauté ne cessent de répéter aux femmes que leur corps est un objet imparfait qui nécessite un important travail de modifications.

On peut ajouter que le fait de placer des seuils d’indice de masse corporel conduit à créer des catégories.
Or il ne faut pas grand-chose en kilo à certaines pour passer des catégories poids normal à celle de surpoids alors que ce changement de catégorie peur engendrer d’énormes répercussions.
Le fait de nommer n’est pas sans conséquence, le nom devient vite un stigmate.

Dans une société marquée par le culte de la beauté et de la minceur c’est le surplus de poids et non pas son insuffisance qui fonctionne comme le stigmate négatif auxquels souhaitent échapper les femmes.

Maintenant que nous avons parlé des normes sociales chez les françaises nous allons voir la place des régimes et l’influence qu’ils ont sur les femmes.

Les premières sont dans une logique de combat permanent, les secondes dans une façon d’être naturelle.
Pire celle qui ne font jamais de régime aiment d’avantage leur corps et maitrisent mieux leur ligne et celles qui font des régimes sans atteindre leur objectif le vivent sur le mode du regret 29 % de la culpabilité et de l’échec 39 %.

Après un régime vécu comme difficile pour 77 % des femmes et très difficile pour 35 %, les kilos non perdus altèrent le moral et l’estime de soi, 2 femmes sur 3 vivent mal leur corps.

Celles qui veulent maigrir ont un rapport à leur corps qui varie en fonction de leurs états d’âme : émotions et problèmes affectifs ou professionnelle sont source de prise de poids qu’elles vivent comme une perte du contrôle de soi.

D’autres, 20% de l’ensemble sont résignées, elles sont parmi les plus âgées et font souvent parties des poids supérieurs ; leur corps au fil des années s’est épaissi, elles le juge imparfait et oscillent entre culpabilité et déni de leur rondeurs.

Le dernier groupe (12 %), le plus souvent en surpoids est vraiment en souffrance et dans un combat permanent pour mincir.

Ces femmes se jugent durement sur leur incapacité à se contrôler et à maitriser leur alimentation.
Les magasines féminins sont probablement pari les meilleurs promoteurs d’une beauté qui repose sur la jeunesse et la minceur excessive. Leurs pages sont souvent complices de photo retouchés et d’articles vantant la nouvelle diète en vogue ou la crème anti ride miracle.

Plus de trois quart des pages des magasines sont au moins un titre sur la meilleur manière de changer son apparence que se soit par le biais d’un régime, de médicament ou la chirurgie esthétique.

En conclusion, on peut dire que le rapport au corps est très difficile pour les femmes françaises. Être mince est devenue une obsession pour toutes les femmes qu’importe par quoi il faut passer. On peut ajouter qu’on observe ce décalage des femmes et de leur poids souhaité, il en témoigne de l‘existence dans notre société d’un désir d’être plus légère. On peut aussi dire que la société a crée une image de la femme parfaites à travers les médias la publicité, c’est une réelle dictature de l’apparence.
Les corps exhibés dans les magasines ne font qu’augmenter se désir pour ces femmes de ressembler à l’idéal féminin.
On peut en conclure que les régimes et les normes sociales ont beaucoup d’influence sur les femmes françaises.

 

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