Laura, 23 ans et maquilleuse professionnelle vous donne ses conseils !

Maquilleuse professionnelle pour la télévision et le cinéma, Laura est avant tout une passionnée. Elle se confie auprès de Madmoizelle.com. Découvrez !

Son témoignage :

madmoiZelle.com : Comment es-tu arrivée à ce métier de maquilleuse pour la télévision le théâtre et le cinéma ?


Laura : Je pense que c’est grâce à mon papa qui est peintre scénographe au théâtre de Bâle. Grâce à lui, j’ai pu découvrir très jeune les coulisses et ça a tout de suite exercé une fascination terrible chez moi. Ce qui m’a aussi fait aimer ce milieu, c’est de voir que dans un théâtre, chaque tâche est captivante, et tout le monde a quelque chose d’enrichissant à transmettre…

madmoiZelle.com : Etre « maquilleuse », ça veut dire quelque chose, ou ça englobe plusieurs corps de métiers spécifiques ?

Laura : Eh bien, effectivement, un seul terme désigne 1000 métiers ! Selon les spécialisations, on peut être exercer à la télé, au théâtre, à l’opéra… J’attends que ta question arrive, mais il faudra qu’on reparle du cursus d’une maquilleuse !

madmoiZelle.com : Eh bien, parlons-en justement, raconte-nous par quoi tu es passée.


Laura : J’ai eu mon bac L en 2002, et juste après j’ai commencé une école de danse à Paris. Evoluer dans le milieu artistique renforçait ma conviction : je voulais vraiment travailler dans ce milieu. Cette conviction s’est renforcée au moment où j’ai essayé de m’éloigner du milieu du spectacle, pensant qu’il fallait que j’aie un « vrai » métier… Je suis devenue hôtesse de l’air, mais je n’avais qu’une envie : redescendre pour m’enfermer dans un théâtre ! C’est ce déclic là qui m’a poussée à intégrer une formation de maquilleuse à la rentrée 2007.

« A 18 ans, j’en voulais pas autant que maintenant. Je pense qu’il y a un temps pour tout »

madmoiZelle.com : Mais si tu as toujours su ce que tu voulais faire, pourquoi ne pas t’y être mise plus tôt ?


Laura : D éjà, mes parents n’étaient pas chauds pour que je fasse ce métier, à cause du manque de débouchés, et du financement de la formation aussi ! Et puis le déclic « hôtesse de l’air » s’est aussi fait pour eux, puisqu’ils se sont rendus compte que j’en parlais toujours malgré mon « vrai métier d’hôtesse de l’air »… Alors ils m’ont encouragée. Mais sincèrement, je ne regrette rien, parce qu’intégrer une école de maquillage à 18 ans, c’est beaucoup trop jeune.

madmoiZelle.com : Comment as-tu trouvé ta formation ? Il en existe beaucoup en France ?


Laura : Autour de Paris, il y en a une dizaine, et en Province je sais qu’il existe plusieurs écoles : à Lyon, à Strasbourg et à Aix-en-Provence (ndlr : il s’agit du Studio de maquillage). J’ai démarché celles qui m’intéressaient et j’ai choisi au feeling, non pas pour les infrastructures mais le bon contact avec le staff enseignant. Il faut faire son choix comme ça, sur l’instinct je pense… J’ai bien fait, car mon école m’a permis de faire de supers stages très enrichissants.

madmoiZelle.com : Comment on fait pour trouver du travail après la formation ?
Laura : Pendant, comme je te le disais, tu fais de nombreux stages, qui te permettent

de te constituer ton carnet d’adresses. Il faut y aller au culot (un peu), être mûre, et savoir s’adapter rapidement. Pour ces raisons, j’ai la conviction que 18 ans c’est trop jeune pour exercer ce métier. En fait voilà comment ça se passe concrètement : tu fais un essai lors d’un stage, et souvent on te rappelle un jour que la maquilleuse est indisponible, et à force d’essais concluants, c’est toi qu’on appelle directement !

madmoiZelle.com : Est-ce un milieu difficile ?

Laura : Franchement je crois qu’ils le sont tous aujourd’hui. Il faut savoir mêler le tact, le culot, le talent et le travail, mais c’est aussi ça qui fait l’exaltation du métier, c’est une récompense que d’être rappelée.

madmoiZelle.com : Quel est ton meilleur souvenir pour l’instant en tant que maquilleuse ?


Laura : Je pense qu’il s’agit des fois où j’ai maquillé sur des courts-métrages, parce que c’est là que j’ai pris conscience que j’avais fait le bon choix. Quand tu te lèves à 5h avec le sourire en sachant que tu vas bosser jusqu’à 23 heures, c’est que tu es faite pour ça ! Et puis il y a un univers particulier, un espace hors du temps dans lequel tu sens une cohésion incroyable entre les équipes. Rien n’est gagné d’avance, et tout le monde veut que ça marche. Ca m’a vraiment marquée…

madmoiZelle.com : Quels sont tes projets ?


Laura : Puisque dans ce métier on n’a jamais fini de se former, je vais continuer à apprendre tout en exerçant mon métier. En ce moment par exemple, je fais un stage au théâtre de Bâle où j’apprends à faire des perruques et je trouve ça passionnant, même si c’est vraiment pas facile tous ces cheveux !

madmoiZelle.com : Dernière question, c’est quoi pour toi être une madmoiZelle aujourd’hui ?


Laura : Pour moi, c’est surtout s’assumer comme on est vraiment. Et je crois que lorsqu’on est bien dans sa peau, les gens nous aiment bien… ou pas ! Mais au moins on ne se trompe pas soi-même.

Alors, qu’avez-vous pensé de son témoignage ?

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